astrologie/ kosmogen   

 

Pourquoi « kosmogen » ?

 

«kosmogen» signifie des phénomènes, qui sont dérivables de structures cosmiques. Il a dérivé de «cosmo génétique» conformément aux concepts scientifiques d’«endogène». kosmogen est la tentative de réduire la plénitude immense de traditions astrologiques à un noyau dur, c’est-à-dire à de cycles de SOLeil et de LUNe aussi bien qu’aux 8 planètes de notre système solaire. Les mouvements de ces corps manifestent au sens des horloges biologiques un net synchronisme à des changements déterminés de situation dans la vie tant collective que personnelle. Les signes du cercle zodiacal offrent sans doute dans la pratique des informations complémentaires mais soulèvent historiquement et scientifiquement de nombreux problèmes (p.ex. la différence du zodiaque sidéral et écliptique). Il en va semblablement pour les Maisons dites astrologiques qui montrent une certaine analogie aux cercles zodiacaux. Abstraction faite qu’il y a 20 différentes méthodes de Maisons qui différent en partie nettement entre elles – on peut se demander jusqu’où l’interprétation peut être identique dans l’hémisphère Sud. En effet, les observations astrologiques ont été avant tout rassemblées chez nous dans l’hémisphère Nord, elles sont donc liées à l’expérience des saisons nordiques. Au Sud de l’équateur, d’autres règles doivent nécessairement entrer en jeu. Mais jusqu’à présent, il n’existe pas de recherche comparative.

«kosmogen» doit rendre l’astrologie plus transparente et scientifiquement accessible au sens de la chronobiologie. Cette science, relativement jeune, s’occupe aujourd’hui en priorité des rythmes journaliers courts et pas encore des cycles vitaux. Le fait que ceci ne s’est pas encore produit est à mettre sur le compte des angoisses que provoquent ordinairement les contacts avec l’astrologie. Les scientifiques aujourd’hui souffrent souvent d’une sorte de syndrome d’inquisition à rebours. Alors que l’Église autrefois persécutait la Science, la situation s’est retournée. Tout ce qui est soupçonnable de spiritualité est ignoré ou banni. Cela changera sans doute – même si c’est plutôt dans un lointain futur. Les faits ne peuvent pas à la longue être ignorés. Malheureusement les astrologues eux-mêmes ne sont pas tout à fait innocents du fait qu’on doute toujours de leur science (voir p-20a l’exemple d’Helmut Kohl).

«kosmogen» doit donc offrir au profane une information objective sur le marché de l’Astrologie. Les programmes d’ordinateurs fournissent aujourd’hui des calculs rapides et relativement sûrs mais l’exactitude astronomique ne garantit pas une évaluation psychologiquement exacte. Ces derniers temps apparaissent et vont en augmentation des interprétations plus ou moins arbitraires. Cela correspond à des techniques intuitives comme le yi-king, le tarot, la lecture du marc de café, le piquage de la Bible, l’oracle de l’ourson de caoutchouc etc. Mais cela a à peine à voir avec les cycles cosmiques et les rythmes d’évolution. Il est donc nécessaire de délimiter la recherche des horloges internes face à de telles techniques d’interprétations intuitives. La «cosmobiologie» en l’Allemagne des années 30 représentait une première tentative de concevoir plus scientifiquement la tradition astrologique. IL y eut dans la France des années 60 les recherches statistiques de Michel Gauquelin et aujourd’hui les recherches cycliques d’ André Barbault qui montrent une direction semblable.

Les signes du zodiaque sont sans doute des éléments que l’astrologie a rendus populaires mais ils sont en même temps problématiques et relativement peu significatifs en particulier si on les restreint seulement au signe du Soleil. La popularité de ce signe solaire est aisément compréhensible pour deux raisons. En premier, l’état du Soleil se peut déduire à la naissance dans le zodiaque, simplement et sans connaissance. Avant la diffusion du calendrier, une simple observation du ciel suffisait, ou la détermination de la saison. Étant donné que les hommes auparavant n’avaient pas de montre et qu’ils travaillaient presque tous dans l’agriculture, l’observation du ciel relevait de leurs pratiques quotidiennes. La deuxième raison tient précisément dans la portée limitée des signes solaires du zodiaque. Une division de l’homme en 12 types ne peut être prise en compte particulièrement au sérieux. L’expérience pratique apprend rapidement que pour ce moyen on ne peut décrire personne individuellement. Cette classification est plutôt à considérer comme un jeu collectif qui d’une part va à l’encontre de notre auto-justification et d’autre part offre une possibilité ludique de s’interroger. L’individualité en revanche est un concept relativement moderne. On se sentait autrefois bien plus la partie d’un tout, d’un collectif (groupe, d’une lignée, famille). Pour autant que cette division en 12 corresponde à des représentations anciennes dans lesquelles la totalité du zodiaque réfléchissait le processus annuel de croissance avec sa division du travail (livres d’heures au XIIIème -XVème siècles). Il était autrefois à peine question de destin personnel, de caractère au sens actuel, sauf peut-être pour le maître. Plus tard, depuis la première impression des éphémérides aux XVIème, XVIIème siècles, la chose serait devenue relativement possible pour des couches plus larges de la population, d’obtenir des descriptions plus personnelles de leur disposition cosmique et ce, du fait qu’on n’interprète pas seulement le Soleil, mais aussi la Lune et les positions des planètes par leur position dans le zodiaque. Aujourd’hui des possibilités sans frais s’offrent pour ces calculs sur Internet. Il est cependant étonnant combien maigre est l’intérêt d’une telle astrologie élargie du zodiaque même jusqu’aujourd’hui même.

Ce manque d’intérêt n’a finalement pour explication que le fait que la plupart des hommes ne veulent pas «les» connaître aussi précisément en profondeur et sont tout à fait heureux que tout demeure un jeu, qu’on puisse y croire ou pas et que tout reste à interpréter arbitrairement. Il est particulièrement angoissant pour l’homme moderne – si tout devait effectivement s’accorder – d’être personnellement encore plus transparent et manipulable. Ses faits sont aujourd’hui bien partout amassés. Ou bien encore plus effrayant: peut-être par une porte de derrière se glisse à nouveau le «cher dieu». Et effectivement les possibilités de l’astrologie vont beaucoup plus loin que ne le voudraient beaucoup de gens. On peut même mettre de côté entièrement les signes du zodiaque et obtenir cependant par une concentration sur des cycles planétaires des indications très exactes sur la dynamique et le champ psychique environnant d’une personne. Des faits définitifs résultent de ces cycles seulement en accord avec la décision proprement responsable et les circonstances concrètes. Ce n’est que depuis le début du XXème siècle, depuis le développement de la psychanalyse et de la génétique que s’est développée une plus large conscience et la mise en oeuvre personnelle. Par ce moyen est aussi né un meilleur accès, plus psychologique, à l’astrologie.

 

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© Otto Kayser           

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